21/07/2010

Kulturkampf

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Hier, nous évoquions le Kulturkampf avec la figure du bon Jacques Dalphin.

Nous devons donc, aujourd’hui, parler de Gaspard Mermillod, le cardinal à la triste figure selon certain, comme dans les « Trois Mousquetaire », un des rares suisses expulsés de son propre pays.

Mais à l’époque on ne rigolait pas au chapitre des religions. La loi c’était la loi et les églises devaient s’y soumettre.

On n’aimait pas ces papistes, défenseurs becs et ongles du pouvoir catholique.

Il s’est battu, le cardinal, d’abord curé de la seule paroisse catholique de Genève, Saint Germain, prêcheur de talent, il parcouru la France et l’Italie pour réunir les fonds nécessaires à la construction de Notre-Dame.

En 1864, il devint évêque d’Hébron puis titulaire de l’évêché de Lausanne et Fribourg.

En 1890, Léon XIII le créa cardinal.

Ce n’est qu’en 1926 que ces cendres furent transférées dans l’église Sainte-Croix.

Et comme le temps passe, en 1965, la Ville de Carouge donna son nom à une avenue.

On ne pouvait pas faire moins pour un cardinal.

Surtout que cela devient une spécialité carougeoise.

Le cardinal Journet a été vicaire à Carouge et le cardinal Cottier est une enfant de notre ville.

Carouge fut à sa fondation et selon les vœux du roi de Savoie, une ville ouverte à toutes les religions.

Et malgré les vicissitudes de l’Histoire, elle l’est restée.

09:24 | Lien permanent | Commentaires (1) | La griffe orange

Commentaires

cela fait un moment que je suis votre blog, et ce petit moment d'histoire carougeoise est assez intéressant, surtout venant d' un blog politique

Écrit par : jaquemoux | 21/07/2010

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