22/02/2017

La démission du Conseil municipal

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Hier soir le Conseil municipal a vécu deux moments antinomiques: le soutien, pratiquement total, au magnifique projet du nouveau théâtre de Carouge et la démission du politique sur la petite enfance.
 
Depuis un démarrage raté lors du budget, la question de l'avenir de la petite enfance s'est posée en commission, puis hier en plénière.
 
La Conseillère administrative proposait une municipalisation juxtapositive (sic), c'est à dire l'intégration du personnel de la petite enfance dans l'effectif communal, mais sans leur donner le statut de fonctionnaire.
 
Le PDC s'est opposé à cette vision en proposant une Fondation. Les avantages d’une fondation paraissaient évidents puisque le politique piloterait les orientations dans ce domaine mais le staff qui serait mis en place pour la partie opérationnelle permettra de réaliser des économies d’échelle notamment en centralisant toute la partie administrative (comptabilité, RH, formation, etc.). Il faut noter également que les statuts d’une fondation permettaient de déterminer quels seraient les représentants des différents domaines de la petite enfance et qu’à ce titre il pourrait y avoir des professionnels, ce que demandent avant tout les directrices des institutions.
 
Ce que le municipal a voté hier indirectement en rejetant la motion, c'est en fait l'intégration du personnel administratif des crèches (les secrétaires-comptable) et l'engagement d'un-e adjoint-e à la petite enfance. Et après?
 
Après nous ne savons pas, parce qu'il n'y a plus de plan.
 
Si la Fondation est éliminée d'office et que le statu quo n'est pas viable, quel est donc l'avenir de la petite enfance à Carouge? Une municipalisation à quel horizon? Avec quel argent (à Vernier et à Meyrin, ce sont plus de 5 mio par année qui sont dépensés pour la municipalisation)?
 
Hier soir, au lieu de prendre son courage à deux mains et de prendre le temps de discuter d'un vrai plan pour la petite enfance, le conseil municipal a démissionné.

15:55 | Lien permanent | Commentaires (1) | La griffe orange