Elections au conseil d'Etat : Trois questions à Béatrice Hirsch (16/10/2019)

bea.jpg

Vous avez reçu, il y a quelques jours, votre enveloppe de vote qui vous permet de choisir les personnes que vous aimeriez voir siéger à Berne.

Le PDC Carouge aimerait vous encourager à remplir ces bulletins et exprimer votre choix.

Nous regrettons que plus de la moitié de la population s’abstienne lors des élections.

C’est pourquoi, nous prenons les devant pour vous aider à vous faire une opinion et nous posons 3 questions à notre candidate et voisine (vous l’avez sûrement déjà croisée au marché de Carouge), Béatrice Hirsch.

Avec une solide expérience en tant que Députée, Présidente du Parti et aujourd’hui adjointe à Troinex, vous vous lancez dans la course au Conseil des États. Quelles sont vos motivations ?

Le Conseil des Etats représente exactement la manière dont je conçois la politique et l'élaboration de solutions pour la plus grande partie de la population. Il s'agit de maîtriser les dossiers et de chercher les compromis qui rassemblent la plus grande majorité possible. Mon expérience politique, à différents niveaux, m'a permis d' appréhender les problématiques sous divers angles et mon positionnement politique, très centriste, me permet de créer des ponts et d'éviter les clivages politiques stériles. Cette année, les deux Conseillers aux Etats genevois se retirent et il faudra les remplacer par des hommes ou des femmes capables de rassembler bien au delà de leur famille politique, je suis convaincue d’avoir les compétences pour réaliser cela. Je suis reconnue comme capable de négocier, de respecter mes engagements, d’être intègre et transparente dans les discussions. Non seulement c’est de cela dont la politique genevoise a besoin, mais j’aime profondément cela.

En quoi vos parcours professionnel et personnel sont également un atout pour un mandat de parlementaire fédérale ?

J’ai construit ma vie autour du service à l’être humain et à la société ; aujourd’hui ma candidature est une réponse crédible au besoin de la population d’être représentée par quelqu’un qui leur ressemble. Je connais les difficultés quotidiennes de la conciliation entre la vie privée et la vie professionnelle, je connais les défis que doivent relever les femmes et les familles, sous toutes leurs formes.

Mon quotidien d’infirmière auprès du patient pendant près de trente ans m’a appris à bien connaître l’être humain et à comprendre ses préoccupations, cela me permet d’être accessible et ouverte au dialogue, proche des gens. Par ailleurs ma vie familiale, mère seule avec deux enfants, aujourd’hui jeunes adultes, me rapproche de la moyenne de la population et je peux prétendre connaître les enjeux et les problèmes rencontrés par cette classe moyenne qui est le ciment de notre société, tout en étant la partie la plus sollicitée.

Quels sont selon vous les grands défis pour défendre les intérêts de Genève à Berne ?

Notre société fait face à crise majeure : appauvrissement de son socle - la classe moyenne-  non adaptation du système institutionnel aux nouveaux modes de vie, dérèglement climatique, questionnements sur la croissance et sur notre place dans un monde multilatéral. De part sa densité, son positionnement géographique et son développement socio-économique, Genève fait face à tous ces défis en même temps et doit pouvoir faire entendre sa voix de façon beaucoup plus forte que par le passé à Berne.

Dans l’immédiat, il faut résoudre deux questions majeures : la santé et notre place dans l’Europe. La santé, non seulement la charge des coûts sur la classe moyenne, mais aussi le positionnement de notre société et de ce que nous voulons comme santé, non pas uniquement comme une absence de maladie, mais comme un bien être et une responsabilité autour de sa propre santé, à commencer par une meilleure prise en considération de la prévention. L’Europe, non seulement dans un but d’apaisement de nos relations, mais aussi dans un débat sur notre place au monde. Que voulons-nous ? Un monde ouvert, qui accepte les défis des interactions multiples ou un monde fermé sur lui-même ?

Il faut également répondre à l’appauvrissement de la classe moyenne en proposant une réforme globale de notre système fiscal et institutionnel (retraites, aides sociales, formation, soutien aux familles etc.). C’est probablement le travail de plusieurs législatures, mais essentiel pour que la Suisse réponde aux défis de notre société.

Enfin, évidemment, la question environnementale va accompagner toute la prochaine législature. J’aimerais pouvoir contribuer à la création d’une économie durable et éthique.

 

Tous aux urnes…il ne reste que quelques jours !!!

08:24 | Lien permanent | Commentaires (5) | La griffe orange